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Said ibn Amr

 

DES HOMMES AUTOUR DU PROPHETE

 

Said ibn Amr

Saïd b. Amr s'était converti juste avant la bataille de Khaybar et depuis il s'était engagé corps et âme dans la voie de l'Islam. Quand le khalife Omar b. al-Khattab démit Mouawiya du gouvernorat de Syrie, il vit en Saïd b. Ameur le gouverneur idéal. Il lui proposa le poste à Hims. Mais Saïd déclina l'offre, en disant: «Ne me pousse pas à la tentation, Ô Emir des croyants.»

Alors Omar s'écria: «Par Dieu! je ne te laisserai pas. Quoi? vous me chargez du khalifat puis vous me laissez seul!» L'argument était si fort que Saïd accepta la lourde responsabilité. Aprés quoi, il regagna son poste à Hims après que le khalife l'eut pourvu d'une importante somme. A Hims, son épouse voulut fructifier dans une activité commerciale sa part de la somme et lui conseilla d'acheter des vêtements dignes d'un gouverneur ainsi que des affaires pour la maison. Sur ce, Saïd dit: «Veux-tu que je te propose mieux que cela? Nous sommes dans un pays dont le commerce draine beaucoup de gains. Donnons notre argent à quelqu'un et il le fructifiera.»

Sa femme, ayant accepté l'idée, Saïd b. Ameur sortit au marché. Il acheta des choses qui allaient avec sa vie d'ascète puis distibua le reste de la somme entre les pauvres et les nécessiteux de la ville. Les jours passant, sa femme s'enquérait de temps à autre de leur commerce et des bénéfices tandis que lui répondait que tout allait bien.

Un jour, alors qu'elle lui posait la même question devant un proche parent qui était au courant de la situation, ce dernier eut un sourire. Un sourire qui éveilla les soupçons de l'épouse. Celle-ci demandant une explication avec insistance, le parent dit: «Ton mari a donné en aumônes toute la somme.» Elle se mit alors à pleurer et à se lamenter. Saïd b. Ameur lui répondit avec ces mots persuasifs: «J'ai eu des compagnons qui sont morts avant moi et je ne veux pas dévier de leur voie, même si tout l'ici-bas m'appartenait.»

* * *

Par ailleurs, on disait à l'époque que Hims était la «seconde Koufa», en raison de l'insubordination de ses habitants. En dépit de cette réputation, Dieu les guida à aimer son serviteur Saïd b. Ameur et à lui obéir. «Les habitants de Syrie t'aiment, lui dit une fois Omar. - C'est parce que je les aide et je les console, répliqua Saïd.»

Toutefois, Saïd b. Amr ne pouvait être complètement à l'abri des critiques. Un jour, lors d'une visite à Hims, l'Emir des croyants Omar interrogea les habitants dans un grand rassemblement: «Que dites-vous de Saïd?» Un groupe d'entre eux se plaignirent de lui. C'était une plainte à féliciter car elle avait mis à jour un aspect formidable de la personnalité du compagnon. Ils avaient dit: «Il ne sort à nous qu'après que le jour se lève bien; il ne répond à personne durant la nuit; dans chaque mois il a deux jours durant lesquels il ne sort pas à nous et il ne se fait pas voir; il s'évanouit de temps à autre et cela nous contrarie.»

Omar ayant espéré une réponse, Saïd avait dit: «Par Dieu, je n'aime pas citer les raisons, mais puisque vous insistez... Concernant la première critique, eh bien! je n'ai pas de servante pour ma femme. Alors, je pétris la pâte et je la laisse fermenter puis je fais cuir le pain. Ensuite, je fais mes ablutions pour la prière du duhr et je sors à eux. Pour la deuxième critique, eh bien! Le jour, je le consacre pour eux et la nuit, je la consacre pour mon seigneur. Quant à la troisième critique, eh bien! je n'ai pas de servante, pour laver mon habit et je n'ai pas d'autre habit à mettre. Alors, je lave mon habit et j'attends jusqu'à ce qu'il sèche, puis je sors à eux. Pour la dernière critique, eh bien! cela est en relation avec la mort de Khoubayb al-Ansary, à la Mecque. Les Qouraychites l'avaient atrocement torturé. Ils lui disaient: «Aimes-tu que Mohammad soit à ta place pendant que toi, tu es chez toi sain et sauf?» Mais lui leur répondait: «Par Dieu, je n'aime pas être chez moi entre ma femme et mes enfants, avec tout le bien-être du monde, alors que le Messager de Dieu est atteint par une petite épine.»

Quand je me rappelle de cette scène là que j'avais vue en tant que polythéiste et que je me rappelle que je n'avais pas aidé Khoubayb, mon corps se met à trembler par crainte du châtiment de Dieu puis je m'évanouis.»

Pendant que Saïd répondait les larmes aux yeux, Omar louangeait Dieu dans son for intérieur. Mais, à la dernière réponse, il louangea Dieu à voix haute et embrassa Saïd sur le front, exprimant ainsi sa joie et sa satisfaction devant les habitants de Hims.

* * *

Faisant fonction de gouverneur, Saïd b. Amr avait un salaire très important, dont il n'en retenait que le strict nécessaire. Le reste, il le donnait aux famille pauvres. Une fois, on lui suggéra de consacrer le reste de son salaire à sa famille. Il répondit: «Par Dieu! je n'acheterai pas la satisfaction de Dieu par la dépense pour des proches.» Lors d'une autre occasion, il dit: «Je ne suis pas celui qui manquera d'être parmi le premier groupe, après que j'ai entendu le Messager (ç) dire: «Dieu rassemblera les hommes pour le jugement. Les pauvres d'entre les croyants avanceront alors avec un pas pressé (...). On leur dira: «Arrêtez-vous pour le jugement!» Ils diront: «Nous n'avons rien pour être jugés.»... Sur ce, Dieu dira: «Mes adorateurs sont véridiques.» Et ils entreront au Jardin avant les autres.»

Saïd mourut en l'an 20 de l'Hég. comme il le voulait, après avoir vécu une vie de bon croyant qui se prémunissait et qui accomplissait les bonnes actions.

Sa'id (ra) - Advies aan 'Oemar ibn al-Khattaab (ra)

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